Décidément, la vie n’est pas un long fleuve tranquille au « tribunal khmer rouge » de son nom exact : « Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens ».

Comme je l’ai indiqué dans le premier article que j’ai consacré à cette institution, elle s’est très vite attiré des critiques de la part des parties civiles dont la place a été minorée lors des débats et qui estimaient que les magistrats les traitaient avec rudesse ou en tout cas sans ménagement.

Des magistrats ont été individuellement dans l’œil du cyclone : un juge d’instruction a été accusé de partialité, deux juges d’instruction, qui se sont succédé sur le même poste, ont démissionné suite à des pressions, de même qu’un co-procureur, ce dernier officiellement pour des motifs personnels.

Il faut ajouter à cela un état financier catastrophique (mais après tout, c’est la norme des tribunaux français).

Plus surprenant, une vive polémique a opposé des avocats des parties civiles entre eux !

Dernier épisode en date, Andrew Iannuzi, Michiel Pestman et Jasper Pauw, 3 avocats de Nuon Chea, numéro deux du régime, ont renoncé il y a 2 jours, à poursuivre la défense de leur client. Ils accusent le gouvernement du premier ministre Hun Sen d’ingérence dans le procès actuellement en cours.

Il y a fort à craindre que les conditions ne soient plus réunies pour que la justice soit rendue sereinement au sein de cette institution. On ne peut que le regretter.