« Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c'est la règle. »

Ces propos tenus par le chef de l’Etat après la tragédie de Pornic ont provoqués une réaction de grande ampleur de la part des magistrats, mais également des greffiers, des travailleurs sociaux et d’une façon générale des acteurs de la justice.

Les unes après les autres, la quasi-totalité des juridictions ont, lors d’assemblées générales, décidé d’un mouvement national de protestation, prenant la forme de renvoi des affaires non urgentes et d’une manifestation nationale à Nantes.

Lyon n’a pas fait exception puisque lundi dernier, s’est tenu à une assemblée générale, réunissant la grande majorité des magistrats de la juridiction qui ont décidé le renvoi des affaires non urgentes jusqu’à ce jeudi inclus, jour de manifestation.

Motion des magistrats lyonnais

Aujourd’hui à 13 heures, plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant le nouveau palais de justice pour protester contre ces propos et réclamer plus de moyens en faveur d’une justice en faillite.


Manifestation des magistrats du10.02.11 Justice délabrée à qui la faute


Etaient présents de nombreux magistrats, greffiers, Conseillers d’insertion, avocat, conseillers prud’homaux, dont certains venus de tribunaux situés à proximité de Lyon.


Manifestations des magistrats du 10.02.11 foule devant le palais de justice


Un tel mouvement, d’une ampleur sans précédent, est un signe révélateur de la gravité de la situation.


Manifestation des magistrats du 10.02.11 Justice attaquée démocratie en danger


Lors des différentes déclarations qui ont été faites, sont revenus en boucle les mots de mensonge, de démagogie, d’indépendance et de lassitude.


Manifestation des magistrats du 10.02.11 foule autour des orateurs


Espérons, sans trop y croire, que le message a été entendu en haut lieu.