Ainsi a-t-on pu entendre sur les ondes un confrère désigner le chien sous le terme de « victime ».

 

Je l’ai déjà expliqué, le droit français, digne héritier du droit romain, compte parmi ses principales distinctions le clivage personne / chose. Ce qui n’est pas une personne humaine est une chose.

 

Or, seule une personne peut se prévaloir du statut de victime.

 

Par ailleurs, le confrère représentant la Fondation 30 millions d’amis n’a pas hésité à déclarer :

« Nous plaiderons la peine maximale ».

 

Mes livres et codes de procédure pénale doivent dater car il me semblait me souvenir que seul le Procureur de la République pour requérir une peine.

 

Enfin, le réseau social Facebook a vu fleurir une bonne dizaine de groupe consacré à la cause de Mambo, dont le plus important dépasse 12.000 personnes. Parmi ceux-ci, il en est un intitulé  « A peine 6 mois ferme pour la coupable de MANBO pas assez ».

 

Ce groupe fait sienne l’idée un temps avancée qu’il soit loisible à la partie civile de faire appel des dispositions pénales d’un jugement, ce qui est impossible en l’état de la législation actuelle.

 

On rappellera que le comité Léger a rejeté « l’hypothèse d’un élargissement du droit d’appel des parties civiles aux dispositions pénales d’un jugement ou d’un arrêt. Il note sur ce point que la comparaison de la législation française avec les systèmes juridiques européens fait apparaître que note procédure pénale accorde déjà une place importante à la victime ».

 

Dernier point, un satisfecit personnel : j’ai résisté à l’envie de faire un titre comportant l’expression « hot dog ». Cela n’a pas été facile.