Le meurtre et l’assassinat sont deux variantes de ce que le droit français désigne sous le terme d’homicide volontaire [3]. L’homicide consistant, faut-il le rappeler, à tuer une personne [4]. Une personne et non un animal.

Toutefois, il existe une différence importante entre les deux termes :

L’assassinat est le fait de tuer volontairement et avec préméditation une personne ;

Le meurtre est le fait de tuer volontairement mais sans préméditation une personne ;

Il est donc impossible de les employer comme synonymes.

Il y a en droit pénal français, deux autres notions désignant le fait de tuer une personne font l’objet d’une erreur de traduction systématique.

Les violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner, qui consistent comme leur nom l’indique, à exercer des violences dont les conséquences sont telle qu’elles entraînent la mort de la victime, alors même que ce n’était pas la volonté de l’auteur des faits.

L'homicide involontaire est le fait de tuer une personne par accident ou imprudence [5].

Or le terme involuntary manslaughter qui correspond en droit américain aux violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner est invariablement traduit par « homicide involontaire » dans les séries américaines.

Traduttore, traditore…

 

Ces précisions apportées, on vous dit, imitant Groucha :

 

Chalut ! à demain, si on veut bien !


[1] Un tueur de chat en série, pour les francophones.

[2] En France aussi, on peut être poursuivi pour avoir tué un chat. Mon excellent confrère Cécile Calvet-Baridon a ainsi défendu avec brio, il y a quelques années, un amoureux éconduit qui pour se venger, avait coupé la tête du chat de celle pour qui il soupirait. Face à elle, les inévitables SPA (oui, il en existe hélas plusieurs) miaulaient pour une fois de concert alors qu’elles s'étripent à longueur de procès, toutes griffes dehors, pour s’accaparer les legs des personnes âgées.

[3] L'homicide volontaire est une notion qui en tant que telle n’est pas présente dans le code de procédure pénale.

[4] Le terme personne s’entend comme l’être humain né vivant et viable. Dans le cadre d’accidents de voiture où la victime était enceinte, la Cour de cassation a précisé qu’il ne pouvait y avoir d’homicide (involontaire) sur un fœtus.

[5] Si les trois premières infractions sont des crimes, l’homicide involontaire est lui un délit.