J'évoque souvent sur ce blog ceux de mes confrères qui à travers le monde luttent pour les libertés fondamentales.

J'ai publié, il y a quelques années, un bref article à propos de Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne qui venait d'être condamnée à de la prison pour avoir exercé sa profession. Récipiendaire en 2012 du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit décerné par le Parlement européen, puis graciée et libérée en 2013, elle a repris son repris son activité. Toujours avec la même opiniâtreté puisqu'elle vient d'être à nouveau incarcérée en juin dernier.

Il lui est fallacieusement reproché d'avoir "mis en danger la sécurité de l'Etat", "poussé à la conduite d'un référendum" (bigre !), "aidé la formation d'églises à domicile" et "organisé des manifestations". La cause réelle de son incarcération ? Avoir défendu des femmes elles-mêmes poursuivies pour avoir retiré leurs foulards en public. On peut suivre leur combat sur Twitter via les mots clés #WhiteWednesdays et #NousSommesLeursVoix.

Nasrin Sotoudeh a décidé, il y a quelques jours, d'entamer une grève de la faim. Une nouvelle grève de la faim plus précisément, car elle déjà eu recours à trois reprises à cette forme de protestation extrême.

Comme toujours en pareil cas, seule une couverture médiatique intense suscitant l'intérêt des opinions publiques des démocraties est susceptible de faire infléchir la justice iranienne les pouvoirs politique et religieux iraniens.