La lutte pour la parité homme-femme est une noble cause. Les députés semblent partager cet avis, puisqu'ils ont décidé il y a quelques jours d'étendre le mécanisme assurant une plus grande présence des femmes dans les hautes instances des entreprises françaises (la règle vaut aussi pour l'encadrement supérieur de la fonction publique). Actuellement, la loi prévoit que d'ici à 2018, les entreprises réalisant plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires pendant trois ans devront compter 40% de représentants de chaque sexe dans leurs instances dirigeantes. Non contents de ramener la date d'entrée en vigueur de cette disposition à 2017, ils ont également prévu d'étendre cette obligation aux entreprises non cotées en Bourse comptant plus de 250 salariés et ce à partir de 2020. Pourquoi alors cette curieuse sensation qu'on se paye notre tête ?

Ah, oui, cela me revient : à cause du pourcentage de femmes présentes dans l'hémicycle, 26 %, pas moins, mais pas plus.

On me rétorquera que c'est déjà bien comme pourcentage. Des chiffres disponibles en 2012 montrent pourtant que pour ce sujet, au sein de l'Union européenne, la France est un élève très moyen, le tableau suivant le démontrant sans ambiguïté.


Ni photo, ni dessin

J'en entends déjà certains s'écrier que l'Union européenne n'est pas représentative de la situation mondiale. Ils ont raison.


Monde (source : httpwww.inegalites.fr)


Certes, tous les pays cités ne sont pas des démocraties. Néanmoins, la France accuse en la matière un retard certain. Faites ce que je dis, pas de que je fais. Il vrai que si la législation impose la parité des candidats, les grands partis s'affranchissent de cette obligation, préférant payer une amende. C'est regrettable, surtout pour l'un d'entre eux, qui aurait bien besoin, ces jours-ci, de 20 millions d'euros.