Double bonne nouvelle s'agissant du procès de mes 46 confrères turcs poursuivis pour avoir eu l'outrecuidance de vouloir exercer leur profession d'avocats. D'une part, la dizaine d'entre eux encore en détention a été libérée à la mi-mars. D'autre part, les hautes cours criminelles (autrement dits, des tribunaux spéciaux institués pour juger des crimes de terrorisme et de « violation de l’ordre constitutionnel ») ont été supprimées en mars dernier.Ce ne sont donc plus des juridictions d'exceptions mais des juridictions de droit commun qui auront à se pencher sur cette procédure mais également sur d'autres concernant les militants kurdes.

Malgré ces bonnes nouvelles, il est évident que ces confrères ne sont pas encore tirés d'affaire. La vigilance tant d'organisations d'avocats à travers le monde qui assistent aux audiences que de tout un chacun reste de mise.