Oui, je sais, le 28 mars est passé depuis longtemps.

Mais que voulez-vous, j’étais sous le choc. Lors de cette audience, les prévenus ont été autorisés par le président de la juridiction à parler en langue kurde. Ce que ce même président leur avait refusé lors des précédentes audiences. Va comprendre, Charles. Si ça se trouve, la Turquie va finir par ratifier Charte européenne des langues régionales ou minoritaires avant la France (il y a un peu de marge, puisque la Turquie ne l'a même pas signée).

Lors de cette énième audience, les arguments de la défense ont à nouveau été présentés : il s’agit d’un procès fait à des avocats dont le seul délit est d’avoir exercé leur métier. Pas moins de 22 des confrère kurdes sont encore détenus. Comme il fallait s’y attendre, l’audience a été à nouveau renvoyée, au 20 juin 2013, cette fois-ci.

La suite au prochain numéro.