Et si nous quittions un instant les rives du droit pénal ainsi que celles du droit des étrangers pour consacrer quelques instants au droit du mariage ?

 

C’est une affaire peu banale sur laquelle la Cour d’appel de Nîmes a eu à se pencher. Un homme demandait l’annulation de son mariage car il avait découvert, quelques semaines après la cérémonie, que son épouse, loin d’être télénégociatrice comme elle le prétendait, était en réalité escort girl, profession rendue célèbre par Zahia Dehar (Si avec ces quelques derniers mots la fréquentation du blog ne monte pas à flèche, c’est à désespérer). Ladite épouse, qui exerçait sous le pseudonyme « Tindel », louait ses services sur internet et proposait des prestations sexuelles tarifées.

 

La Cour d’appel a fait droit à la demande du mari, faisant application dans une contexte pour le moins inhabituel d’une théorie classique en la matière, celle de l’erreur sur les qualités essentielles de la personne. Faut-il rappeler que cette théorie qui avait eu les honneurs de la presse dans un dossier également sulfureux, dossier qui avait connu un épilogue judiciaire pour le moins critiquable ?