Jusqu’à il y a peu, le mot « inceste » n’apparaissait pas dans le code pénal français. Depuis une loi n° 2010-121 du 8 février 2010 « tendant à inscrire l'inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d'actes incestueux », c’est désormais le cas. Cet ajout, qui n’a eu aucune conséquence en terme d’aggravation de la peine, certains jugeant même qu’elle aurait pour conséquence paradoxale de conduire à sa diminution, est une loi symbolique.

 

On peut parier sans grand risque de se tromper quel sera le prochain mot à faire son entrée dans le code pénal : il s’agit du mot pédophilie.

 

Aussi incroyable que cela puisse sembler, celui-ci n’est pour l’instant pas explicitement visé par les textes pénaux français. Au sein des différentes catégories d’infractions (viol, agressions sexuelles et atteintes sexuelles) la notion de pédophilie n’apparaît qu’au travers des circonstances aggravantes (mineur de 15 ans, majeur « ayant autorité »).

 

Le mot n’est pas même employé pour désigner l’infraction de consultation habituelle, production, diffusion ou détention d'images pédo-pornographiques.

 

Pour autant, ces infractions ne sont pas moins poursuivies, puisque environ 25 % des personnes détenues en France le sont pour des infractions de cette nature.