Certains s’en souviennent sans doute, j’avais évoqué, cet été, le sort de mon confrère Xu Zhiyong emprisonné près d’un mois, puis libéré sous caution. Celui-ci s’était notamment illustré dans son combat pour la défense de membres du mouvement religieux Falun Gong.

 

 

Il semble qu’il ne fait pas bon défendre les membres de ce mouvement religieux. Mon confrère Gao Zhisheng, qui lui aussi en a défendu en fait l’amère expérience, puisque depuis plus d’un an il avait disparu.

 

Il y a quelques jours, il a été « autorisé » à contacter ses proches. Il semble toutefois que son lieu précis de résidence, qui est vraisemblablement forcée, est inconnu. De plus, il a fait comprendre à ses interlocuteurs qu’il devait « prendre du recul ». On ne peut que se réjouir de le savoir en vie, même s’il n’est pas entièrement libre de ses mouvements et s’il est dans l’impossibilité de reprendre ses combats.

 

Parmi les différentes causes qu’il a défendues, Gao Zhisheng, qui a la particularité d’être chrétien, a notamment plaidé pour des chrétiens clandestins. Il faut rappeler qu’en Chine, il y a deux Eglises, l’une reconnue par le régime chinois, qui est qualifiée de patriotique et une autre, clandestine qui est tournée vers Rome.

  

Cette dichotomie ne peut cacher qu’en Chine la liberté religieuse n’existe pas. Il est vrai que c’est une des libertés les plus fragiles qui soit.

 

Raison de plus pour ne pas, sous de fausses ou de mauvaises raisons, la restreindre sous nos lattitudes.