Le PDG et fondateur d'une radio et d'une plateforme de blogs à destination des jeunes a été condamné vendredi par la Cour d'appel de Paris à 3 ans de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour corruption de mineur. Cette infraction ne doit pas être confondue avec une autre, la soustraction de mineur (ex détournement de mineur). 
La corruption de mineur consiste à initier un mineur à une ou plusieurs formes de sexualité qu'on qualifiera "d'anti-conformistes".  Avant 1992, ce délit, désormais prévu par l'article 227-22 du Code pénal, était dénommé délit d'excitation de mineur à la débauche.

En l'espèce il était reproché au prévenu d'avoir initié une mineure de 17 ans à la sexualité de groupe et au sado-masochisme, parfois en présence de la soeur aînée de la victime, qui a été entendue comme témoin. 

En défense, on faisait valoir que tout avait lieu entre personnes consentantes. C'est oublier que, contrairement aux infractions d'agression sexuelle et de viol, l'absence de consentement n'est pas un élément constitutif de la corruption de mineur.

En première instance, le prévenu avait été condamné par le Tribunal correctionnel de Paris à 4 ans d'emprisonnement dont 3 ans avec sursis et 15.000 euros d'amende.