En 50 ans, le taux de suicide a été multiplié par 5 dans les prisons alors qu’il restait stable dans la population (masculine de 15 à 49 ans) générale. Aussi surprenant que cela puisse être, le taux de suicide diminue avec l’augmentation du taux de surpopulation carcérale. D’ailleurs, la moitié des suicidés étaient seuls en cellule. Voici qui bat en brèche le sacro-saint principe de l’encellulement individuel, qui est souvent prêché sur ces pages.

 

Autres enseignements : les prévenus se suicident deux fois plus que les condamnés et le taux de suicide augmente avec la gravité de l’infraction.

 

Toutefois, les auteurs de cette étude le reconnaissent eux même, il est malaisé de connaître les raisons qui ont mené au suicide et donc de tirer des enseignements généraux au terme de ce qui n’est qu’une première étude qui en appelle d’autres.