Si le serment prêté par les avocats remonte au droit romain, sa formule classique a été fixée par l’article 31 de la loi du 13 mars 1804 :

 

« Je jure de ne rien dire ou publier, comme défenseurs ou conseils, de contraire aux lois, aux règlements, aux bonnes mœurs, à la sûreté de l’Etat et à la paix publique, et de ne jamais s’écarter du respect dû aux tribunaux et aux autorités publiques. »

 

Au fil des changements de régime, ce serment a vu son contenu modifié. Gisèle HALIMI a raconté avec humour, son combat (perdu d’avance) pour ne pas prononcer certains éléments du serment. Elle a expliqué à son Bâtonnier que le respect des tribunaux et des autorités publiques ne lui semblait pas devoir être des vertus cardinales des avocats, car tant les tribunaux que les autorités publiques n’avaient pas une attitude « respectable » lors des années 40. Que dire des « bonnes mœurs » qui sont susceptibles d’évoluer ?

 

En 1971, le serment est modifié de la façon suivante :

 

« Je jure, comme avocat, d’exercer la défense et le conseil avec dignité, conscience, indépendance et humanité, dans le respect des Tribunaux, des autorités publiques et des règles de mon Ordre, ainsi que de ne rien dire ni publier qui soit contraire aux lois, aux règlements, aux bonnes mœurs, à la sûreté de l’État et à la paix publique. »

 

Apparaissent donc les principes de dignité, conscience, indépendance et humanité.

 

En 1982, ce serment est à nouveau changé, sous l’impulsion notable du rapporteur de la commission des lois, qui n’est autre que… Gisèle HALIMI :

 

« Je jure, comme avocat, d’exercer la défense et le conseil avec dignité, conscience, indépendance et humanité. »

 

En 1990, il est une nouvelle fois modifié pour prendre sa forme actuelle :

 

« Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. »

 

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