Ce qui a retenu mon attention, c’est qu’on nous rapporte que Geneviève de Fontenay n’a pas, à l’audience, quitté l’éternel chapeau qui est le sien. Et là, les bras m’en tombent.

Il me semblait me rappeler que dans un lieu chargé de solennité tel qu’une salle d’audience, on se découvrait.

 

Seuls les membres des professions judiciaires sont autorisés, dans l’enceinte du palais, à porter un couvre-chef. Ce chapeau, c’est la toque. En France, l’usage du port de celle-ci chez les avocats est, hélas, tombé en désuétude à la fin des années 60 (Encore un des méfaits de Mai 68, sans doute). Si j’en crois Wikipédia, quelques irréductibles confrères continuent de le porter Outre-Quiévrain.

 

Il n'y a que les juges du Tribunal de commerce (à Lyon en tout cas) qui continuent à venir aux audiences en le portant à la main. Les magistrats ne font de même qu’aux audiences solennelles de rentrée.

 

Pour en revenir à la dame au chapeau, on ne peut que regretter qu'il ne lui ait pas été demandé de l'ôter. Certes, il est désormais fréquent que des dames voilées (un voile discret le plus souvent) assistent aux audiences sur les bancs du public. Il n'en reste pas moins qu'une fois sur le banc des prévenus ou des parties civiles, chacun se présente tête nue. Les magistrats ne manquent d’ailleurs jamais de le rappeler aux jeunes hommes qui entrent dans la salle d’audience leur casquette visée à la tête.

 

Ce passe-droit accordé sur le fondement de la célébrité est pour le moins fâcheux.