En effet, même si la victime retire sa plainte, le procès a lieu entre la personne poursuivie et le procureur de la République[1].

 

Sauf dans un cas, qui est celui de ce dossier : en matière d’injure et de diffamation. Le plaignant ayant décidé de ne pas poursuivre son action, l’action publique prend logiquement fin.

 

Que penser du motif du désistement ? Il prête à sourire. Ce désistement serait dû aux ennuis de santé d’Yves Bertrand, ennuis qui seraient tels que selon son avocat, « trois jours d'audience auraient été très pénibles pour lui ».

 

Sauf que, sauf que…

 

D’une part, il n’est nullement besoin de la présence d’Yves Bertrand, son avocat pouvait parfaitement le représenter. D’autre part, il aurait pu très bien demander et obtenir un renvoi du dossier afin que celui-ci soit jugé ultérieurement quand sa santé se serait améliorée.

 

En réalité, il n’est pas impossible qu’Yves Bertrand ait craint qu’Imad Lahoudet Le Point ne réussissent à démontrer la réalité de ces rencontres, ce qui aurait immanquablement abouti à leur relaxe et aurait placé Yves Bertrand en bien fâcheuse position.

[1]

L’exemple topique en la matière étant les violences conjugales où il est extrêmement fréquent que les épouses frappées ne se constituent pas partie civile.