Essayons de résumer la question avec un tableau :

Nature de la 1ère infraction

Nature de la 2nde infraction

Délai entre les 2 infractions

Aggravation de peine encourue

Crime ou délit puni de 10 ans d'emprisonnement

Crime passible de 20 ans ou 30 ans de réclusion

Pas de délai

Réclusion criminelle à perpétuité

Crime passible de 15 ans de réclusion

30 ans de réclusion

Crime ou délit puni de 10 ans d'emprisonnement

Délit passible de 10 ans d'emprisonnement

10 ans

Doublement de l'emprisonnement et de l'amende encourue

Délit passible de plus d’un an et moins de 10 ans d'emprisonnement

5 ans

Délit

Délit identique ou assimilé

5 ans

Doublement de l'emprisonnement et de l'amende encourue

Contravention de la 5e classe

Contravention identique si le règlement prévoit la récidive

1 an

Amende portée à 3000 €

Le principe est que pour être en récidive, il faut avoir commis le même délit ou le même crime. Toutefois ce principe connaît une exception de taille avec le recours aux infractions assimilées.

Pourquoi cette notion d’assimilation ? Parce qu'on considère que certains délits sont tellement proches qu’ils sont interchangeables.

Ainsi en est-il du vol, de l’extorsion, du chantage, de l’escroquerie et de l’abus de confiance ou en matière de délits sexuels (tels que l'agression ou l'atteinte sexuelles).

De même s’agissant de certains délits automobiles : conduire sans permis, conduire en état d’ébriété, conduire après avoir consommé des stupéfiants, conduire (en récidive) à plus de 50 Km heure au-delà de la vitesse autorisée.

Cette notion d’assimilation est essentiellement prévue par les articles 132-16 et suivants du Code pénal.

Toutefois, il existe d’autres textes qui assimilent des délits. 

Ainsi, selon l'article 321-5 du Code pénal, le recel est assimilé, au regard de la récidive, à l'infraction dont provient le bien recelé.