DE LEGE LATA, le Blog de Maître RIBAUT-PASQUALINI

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Vu au cinéma

dimanche, 30 janvier 2011

L’avocat, film de Cédric Anger avec Benoit Magimel

 

Reprenant un exercice auquel je ne m’étais pas livré depuis longtemps, je suis allé voir le dernier film de Cédric Anger, « L’avocat », avec pour interprète principal Benoit Magimel, pour vous en livrer une modeste critique.


L'avocat, film de Cédric Anger avec Benoit Maginel


Jeune avocat très nouvellement inscrit au barreau, Léo, Benoit Magimel donc, se destine au droit pénal. Ayant obtenu un très bon résultat dans un affaire concernant un des salariés de Vanoni, un sulfureux entrepreneur. Ce dernier décide de lui confier un puis tous ses dossiers. Montpellier et sa région servent de décor à un film qui s’est inspiré de faits-divers intervenus dans le sud de la France et en Italie.

Je suis ressorti avec une impression mitigée de la projection. Le film réussi à établir une atmosphère très noire. Toutefois, on n’est pas happé par l’histoire. Les scènes en salle d’audience ou en prison sont rares, brèves et peu convaincantes[1]. Pourtant pour préparer ce film Benoit Magimel s’est inspiré de mon confrère Pascal Garbarini, rencontré alors que l’acteur assistait au procès du braqueur Antonio Ferrara. Également au rang des déceptions, Eric Caravaca qui, trop rond, trop mou, manque singulièrement de présence pour son rôle.

Mais peut-être mes lecteurs auront-ils un autre avis ?



[1] La salle, semble-t-il composée de quelques juristes, ne s’est esclaffée qu’une seule fois alors que Léo soulève une improbable nullité devant le tribunal.



mardi, 9 mars 2010

A l’origine de l’escroquerie, le rêve

 

Il y a quelques mois, j’ai vu au cinéma le film de Xavier Giannoli, « A l’origine ». Il raconte de façon à peine romancée, l’histoire vraie de Philippe Berre, un escroc qui en mars 1997 a fait croire à toute une commune de la région mancelle (Saint-Marceau) qu’il était venu piloter le chantier de l'autoroute A 28, vers Alençon.

Sans le moindre sou vaillant en poche, sa seule fortune étant des bons de commande, il a embauché des intérimaires, loué des véhicules de chantiers et des locaux, réussissant à construire un tronçon de route et causant dans le même temps un préjudice total estimé à un million de francs. Pour ces faits, il a été condamné à 5 ans de prison. A l'époque, la presse parle d’une escroquerie qui a duré douze jours. Pourtant, les personnes concernées évoquent elles une durée de plusieurs semaines.

Cette affaire a été à plusieurs égards surprenante.

Tout d’abord le tronçon réalisé a été déclaré conforme par la DDE, bien qu’il ait coûté moins cher et qu’il ait été construit plus rapidement qu’un chantier « normal ». Toutefois, l’Etat ne pouvant receler le produit d’une escroquerie, ce tronçon a été détruit et reconstruit.

De plus, personne, sauf l’agence d’intérim, et notamment pas les ouvriers, n’a porté plainte contre l’escroc. Il est vrai qu’il a su redonner de l’espoir à beaucoup d’entre eux. Ainsi, Olivier V. est-il devenu chef de chantier. Il construit des routes partout en France. « J'ai découvert le métier grâce à Philippe Berre », déclarait-il à la presse lors de l’avant-première du film. Selon le juge d’instruction qui a suivit le dossier (qui joue son propre rôle dans le film) « Philippe Berre, c'est l'histoire d'un homme qui avait un fort besoin de reconnaissance qui a rencontré des gens qui avaient un fort besoin de travail… » Bref, une improbable aventure humaine.

Le tournage du film lui-même a également été une aventure. Outre une relation tendue entre le réalisateur et l’acteur principal, le décor du film a posé difficulté. Le tournage devait initialement se dérouler sur un vrai chantier, mené, ironie suprême, par un groupe de BTP impliqué dans l’escroquerie. Au dernier moment celui-ci s’est retiré. Grâce à l’entremise d’un loueur de matériel de BTP du Nord, Raymond Legrand, également cultivateur de blé en Ukraine, Xavier Giannoli a acheté 3 000 hectares au pays de Shevchenko. Emballé par l’histoire, Raymond Legrand a prêté 240 machines et ses conseils techniques pour permettre la construction de « l’autoroute-décor ».

Mais pourquoi évoquer un film sorti il y a quelques semaines ?

C’est que le « héros » de cette histoire, dont on était sans nouvelle a été arrêté dimanche dernier, dans les environs de Charron (Charente-Maritime) où a sévi la tempête Xynthia.

Il se faisait passer pour membre du ministère de l'Agriculture, venu aider les sinistrés, et avait déjà commandé du matériel de déblaiement et de nettoyage.

Peut-être voulait-il participer à la réparation des digues ?

 

 

samedi, 28 mars 2009

Commis d'office, le film




J’ai assisté jeudi soir à la projection, en avant-première au cinéma Comœdia, dans le cadre du festival « Quai du polar » et en partenariat avec le Barreau de Lyon, du film « Commis d’office ».

 

Ce film, qui sortira le 6 mai prochain, a été réalisé par Hannelore Cayre, avocat pénaliste au barreau de Paris, à partir de son roman éponyme. Roschdy Zem y tient le rôle principal.

 

Petite tentative de critique sans prétention.
 

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